Les personnages principaux


Charles Jude. Jeune journaliste fraîchement débarqué à Paris, Jude a les dents longues. Bien qu’honnête et droit, ce n’est pas non plus un saint. Il veut faire carrière et n’aime pas lésiner sur les moyens tant que ceux-ci restent conformes à sa conscience. D’ailleurs, il n’y réfléchit pas. Jude est instinctif, intrépide. Sa témérité reste souvent un avantage mais n’est pas non plus sans lui jouer de vilains tours. Notre jeune héros respire la sympathie. Sa gentillesse, son courage et son intelligence arrivent la plupart du temps, mais pas toujours, à faire oublier son orgueil et sa gouaille naturelle. A ceux qui connaissent les romans Fantômas, de Souvestre et Allain, il peut faire penser au journaliste Jérôme Fandor.

Nathan Wilde. Scientifique puis homme d’affaires raté, Wilde est un personnage peu recommandable sous des abords élégants. Froid, précis, méthodique, ses capacités intellectuelles ne sont pour lui que prétextes qu’à s’enrichir. Même quand il invente de folles machines, comme son accélérateur médiumnique, les plans qu’il nourrit demeurent (en apparence tout du moins) essentiellement mercantiles. Très « nietzschéen », il ne supporte pas qu’on ne lui cède pas.

Irène Aldier. Jeune assistante de Wilde, cette demoiselle est plutôt mignonne… Honnête, limite guindée, elle a dû se faire toute seule et nourrit de grandes ambitions. Elle affiche ainsi une volonté déterminée mais également un sale caractère. Ce n’est pas la faible femme au foyer, elle sait ne pas se laisser faire.

Fulbert Servadec. Ami du père de Charles Jude, Servadec est un bourgeois bon vivant de la société vannetaise. Homme d’affaires, sa fortune est relativement grande mais aussi précaire au vu des risques que ce quinquagénaire aime prendre en bourse. Affable, il est un peu comme un oncle pour Jude.

Auguste Havard. Chef de rédaction du journal où Jude travaille, Havard est un patron tyrannique. Malgré la tendresse qu’il éprouve pour le jeune Charles, ce vieux briscard de la presse ne lui épargne rien. Il est connu pour passer son temps à crier, vociférer et fumer le cigare mais d’aucuns n’iraient critiquer son nez de « journaleux ».

Le « Monsieur important ». On ne sait pas trop qui c’est mais sa parole doit être importante… Tous les journalistes lui courent après pour une interview que la plupart n’auront jamais.